Fadel Barro
Porte parole du mouvement sénégalais « Y en à marre »
un nouveau type d'acteur de la société civile africaine
Le vieux chef d'Etat Wade avait tenté de faire
voter une loi qui lui aurait permis de gouverner avec 25% de voix …
Dans ce contexte la
mobilisation s’est répandue comme une traînée de poudre,
inventive, spontanée, populaire, s’appuyant sur la colère d’une
jeunesse en situation de chômage massif, avec les groupes de
musiciens et les rappeurs qui ont fourni la logistique et les
réseaux, avec les SMS canal principal de communication, avec les
rassemblements villageois autour des « foires aux esprits »
lieu d’expression des revendications, et le mouvement n’a eu pour
tout financement que la vente de tee shirt.
Wade a résisté avec son
clan, il a menacé, il a tué, il a tenté de corrompre, d’offrir
des postes ministériel. Le mouvement s’est protégé, à refusé
les offres, et quand l’heure des élections est arrivé, il s’est
encore mobilisé pour empêcher les fraudes, et la victoire a changé
de camp en mars 2012.
Macky Sall a gagné,
Ce fut une grande
victoire, par les urnes, sans fraude, une bonne nouvelle démocratique
pour toute l’Afrique,
Mais le mouvement garde
ses distances avec ce nouvel occupant du pouvoir.
C'est la grande nouveauté, les militant de Yan a marre refusent les postes qu'on leur propose, ambassades, ministères..., ils veulent servir leur pays en le protégeant des jeux de notabilité politicienne,ils ne veulent pas se servire mais servire le peuple.
Il veulent en finir avec
cette élite qui a prise l’Afrique en otage depuis l’indépendance. Cette
nouvelle façon d’être citoyen, qui se réclame de Thomas Sankara,
fait des émules au Mali, en Mauritanie, traverse l’Afrique
Nous avons rencontré
Fadel à l’université du CRID, il nous a parlé avec simplicité
et modestie, Quand Fabius est venu les voire, cela ne les a
pas impressionné et la rencontre a eu lieu non dans un palais du
centre ville mais en banlieue au milieu du peuple pauvre du Sénégal.

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