vendredi 9 novembre 2012

Rencontre avec Fadel porte parole sénégalais du mouvement "y en a marre"



 Fadel Barro 
Porte parole du  mouvement sénégalais «  Y en à marre »
un nouveau type d'acteur de la société civile africaine

Le vieux chef d'Etat Wade avait tenté de faire voter une loi qui lui aurait permis de gouverner avec 25% de voix …
Dans ce contexte la mobilisation s’est répandue comme une traînée de poudre, inventive, spontanée, populaire, s’appuyant sur la colère d’une jeunesse en situation de chômage massif, avec les groupes de musiciens et les rappeurs qui ont fourni la logistique et les réseaux, avec les SMS canal principal de communication, avec les rassemblements villageois autour des « foires aux esprits » lieu d’expression des revendications, et le mouvement n’a eu pour tout financement que la vente de tee shirt.
Wade a résisté avec son clan, il a menacé, il a tué, il a tenté de corrompre, d’offrir des postes ministériel. Le mouvement s’est protégé, à refusé les offres, et quand l’heure des élections est arrivé, il s’est encore mobilisé pour empêcher les fraudes, et la victoire a changé de camp en mars 2012.
Macky Sall a gagné,

Ce fut une grande victoire, par les urnes, sans fraude, une bonne nouvelle démocratique pour toute l’Afrique,
Mais le mouvement garde ses distances avec ce nouvel occupant du pouvoir.
C'est la grande nouveauté, les militant de Yan a marre refusent les postes qu'on leur propose, ambassades, ministères..., ils veulent servir leur pays en le protégeant des jeux de notabilité politicienne,ils ne veulent pas se servire mais servire le peuple.
Il veulent en finir avec cette élite qui a prise l’Afrique en otage depuis l’indépendance. Cette nouvelle façon d’être citoyen, qui se réclame de Thomas Sankara, fait des émules au Mali, en Mauritanie, traverse l’Afrique

Nous avons rencontré Fadel à l’université du CRID, il nous a parlé avec simplicité et modestie,  Quand Fabius est venu les voire, cela ne les a pas impressionné et la rencontre a eu lieu non dans un palais du centre ville mais en banlieue au milieu du peuple pauvre du Sénégal.





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